elmironJacques-Bernard Magner attire l'attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur un problème de santé publique qui concerne plusieurs centaines de femmes en France, l'arrêt de la commercialisation, depuis le 16 mars 2020, de la spécialité elmiron, seul médicament ayant pour indication le « syndrome de vessie douloureuse » caractérisé par des glomérulations ou des ulcères de Hunner.

Ce médicament est le seul permettant d'atténuer les douleurs, de maintenir un certain confort de vie, de poursuivre une activité professionnelle et d'espacer les interventions chirurgicales tous les 18 à 24 mois. La suppression de l'accès au traitement d'elmiron en France signifie une dégradation de l'état de santé des patientes concernées et une incapacité à exercer leur profession. Ce médicament bénéficie d'une autorisation de mise sur le marché en Europe, mais son coût est prohibitif à l'étranger (545 € la boîte pour un traitement mensuel). Il lui demande de bien vouloir reconsidérer sa position afin de permettre à nouveau la commercialisation du médicament elmiron dans notre pays.

Réponse de M. le ministre des solidarités et de la santé : Pendant plusieurs années, Elmiron 100 mg a été pris en charge de facon dérogatoire et transitoire dans le cadre d'autorisations temporaires d'utilisation (ATU) nominatives dans l'indication « cystite interstitielle » puis dans le cadre des ATU de cohorte et le post ATU. Cette spécialité, faute d'accord sur son prix, n'a pas été inscrite sur la liste des produits et prestations remboursés par l'assurance maladie. Après de nouveaux échanges et une proposition tarifaire du laboratoire conforme aux critères de fixation de prix, un accord a finalement été trouvé entre le comité économique des produits de santé et le laboratoire. La publication de l'arrêté de prise en charge pour les assurés sociaux est intervenue le 14 mai 2020, ce produit est désormais remboursé en ville par l'assurance maladie. Les associations de patients ont été tenues informées de ces différents évènements et se sont fait le relais auprès des professionnels de santé qui m'avaient alerté quant aux difficultés d'accès à cette spécialité.