associationsJacques-Bernard Magner attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse sur le fait que les associations ne sont pas épargnées par la pandémie actuelle.

Selon un récent rapport, 65 % des associations ont dû mettre en sommeil leur activité, même si une majorité d'entre elles entretient un lien avec ses adhérents et bénéficiaires. Les associations qui ont principalement maintenu leur activité sont celles liées à la santé et au social, indispensables pour leurs bénéficiaires. Celles qui touchent à la culture, au sport ou aux loisirs ont été quasiment toutes fermées. Sur le plan financier, les responsables des associations ne semblent pas tous bien connaître les aides et les mesures qui leur sont destinées. Aussi, 55 % prévoient des conséquences économiques néfastes dans les six mois à venir, alors qu'elles sont plus de 21 % à disposer de moins de trois mois de trésorerie dans les caisses. 90 % des associations n'ont pas de salariés, que des bénévoles. Elles n'ont eu ni le temps ni le personnel pour s'occuper des mesures de soutien mises en place par le Gouvernement. Très peu ont déjà sollicité une des aides disponibles dans le plan de soutien à l'économie, dont les deux tiers pour demander un délai de paiement des charges sociales et fiscales. Les associations représentent 1,8 million de salariés en France et, afin de faire face à la détérioration de leur situation économique, il lui demande de bien vouloir prendre des mesures claires en leur faveur.