JACQUES-BERNARD MAGNER

Le projet de loi engageant la réforme territoriale sera débattu au Sénat début juillet. Cette nouvelle architecture territoriale doit permettre d’améliorer l’efficacité de l’action publique tout en garantissant la proximité avec nos concitoyens, la diversité de nos territoires et les nécessaires solidarités territoriales et sociales.

 Le regroupement des régions et le renforcement de leurs prérogatives

fera émerger des euro-régions moteurs du développement économique et de l’emploi.

Le rapprochement de l’Auvergne et de Rhône-Alpes s’impose. Certes, d’autres coopérations auraient pu être envisagées avec le Limousin ou le Centre, ou les deux. Le débat parlementaire devrait permettre de mesurer la pertinence de ce redécoupage et des collaborations futures entre régions.

La perspective de redimensionner les intercommunalités en les portant à un minimum de 20 000 habitants, avec des dérogations possibles dans les territoires de montagne, doit se traduire par un gain d’efficacité et des moyens accrus pour apporter les services de proximité dont les populations de ces territoires ont besoin. Elle doit se faire en prenant en compte la réalité des bassins de vie et les spécificités du monde rural. Les rapprochements entre intercommunalités doivent bien entendu résulter de la volonté des élus, qui doivent pouvoir décider de leur destin.

C’est aussi une bonne chose que le département subsiste tant qu’il n’y a pas de réforme constitutionnelle. Dès lors qu’aucune autre collectivité ne peut le faire à leur place, les départements doivent rester les garants des solidarités sociales et territoriales. Là encore, le débat parlementaire permettra de déterminer le périmètre de leurs compétences et leurs modes de représentativité ainsi que les évolutions nécessaires dans la durée.

Cette grande réforme territoriale doit s’accompagner d’une réflexion sur le rôle de l’Etat. S’il est utile de supprimer les doublons éventuels entre collectivités, il l’est tout autant de procéder de la même manière pour les doublons entre collectivités et services de l’Etat. Cette réforme doit aussi garantir l’autonomie financière des collectivités, premiers investisseurs du pays, par une remise à plat nécessaire de la fiscalité locale, aujourd’hui injuste, et de nouveaux outils de péréquation.

Cela fait des années que l’on parle de réformer les collectivités locales, le temps est enfin venu de le faire. Il revient à chaque parlementaire, chaque responsable politique de s’en emparer. Nous devons nous rassembler au-delà des clivages, dans l’intérêt de nos concitoyens et de nos territoires. J’y prendrai toute ma part.

 

Jacques-Bernard MAGNER,

Sénateur du Puy-de-Dôme 

Inscription lettre d'information

Mardi - Sem. 4 2 3 Jan. Banard FPremier quartier

Agenda

loader

Videos

DMC Firewall is a Joomla Security extension!